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ATELIERS ÉCRITURE NICE, mercredi 16 et samedi 19 MAI

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ATELIERS ECRITURE A NICE


SAMEDI 19 MAI     de 14h à 17h  
VILLA LUNA - Promenade des Anglais


MERCREDI 16 MAI en soiree 

INITIATION AU DIALOGUE 

Entre autres consignes

promenade (près Palais Méditerranée )

 de 18h30 à 21h30 

 

Merci pour vos inscriptions à l’avance, organisation oblige


Ces ateliers fonctionnent d’après consignes autour de temps d’écriture et de lecture et sont ouverts à tous, débutants comme initiés.


Le groupe de 7 à 8 participants,  débutants comme initiés

Pour tout renseignement, contact : atelier-caractere@orange.fr

ATELIERS ÉCRITURE NICE, mercredi 16 et samedi 19 MAI

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LA FORME DANS, ATELIER ECRITURE PARIS, samedi 28 avril

Publié le par atelier-caractere

Il est possible de tirer un profond plaisir de toute chose si l’on veut bien
y consacrer un peu de temps afin d’en savoir plus.
Francis Ford Coppola

ATELIER ECRITURE PARIS

SAMEDI 28 FEVRIER de 14h à 17h


Au plaisir de vous revoir, toujours, ou de vous rencontrer

Pour toute inscription et information : atelier-caractere@orange.fr

LA FORME DANS, ATELIER ECRITURE PARIS, samedi 28 avril

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TOUJOURS PLUS VITE

Publié le par atelier-caractere

 

Ce texte me vient alors que défilent derriere la vitre les gares de Valence, Marseille,  celles de Saint-Raphael, bientot Cannes puis Nice, Terminus.  Je pense à ces deux premières heures où mon attention s'affairait à finir, préparer, corriger, anticiper, synthétiser, concrétiser, quitter, retrouver, créer, passant de l'un à l'autre. Enchaînements, accélérations, successions, sollicitations, mouvements d'occupation, se déroulant à une vitesse croissante. Comme si gagner du temps, remplir, était devenu le lot commun.
Je lis, Toute beauté est un arrêt.
Je pose l'IPhone que je tiens à la main depuis deux heures et qui me sert de correspondances, le concernant, mon occupation préférée. Qui me sert également de bureau, de recherches, de pleins.. Les paysages s'extraient de ma pensée qui en oublie ses rêveries. Je pense à cette façon particulière qu'elles ont d'ouvrir nos territoires. Plus de stratégie de fuite ou de combat. Plus de roman qui ressemblerait à une course-poursuite. Au milieu de ces incessants mouvements, je me prends à rêver d'un temps d'arrêt. J'interroge ce toujours plus vite et ce toujours plus. Il est partout permis d'accélérer mais quand est-il de notre droit à s'arrêter ?
 
La notion d'accélération n'est déjà plus d'actualité, l'a remplacé celle d'instantanéité. A une réalité postale ont succédé nos troisièmes mains. L'urgence est devenue la règle et non plus l'exception. 
En un clic, on est transporté n'importe où sur la planète.  Sans nostalgie réactionnaire mais attentive à la femme pressée que je suis devenue, je me prends à rêver à des heures inoccupées. Même courtes. Même fugitives. Insoumises et sans culpabilité. Et si on essayait de jouer le jeu même une demi-heure ?
Juste un livre parcouru, une photographie, une seule qui retiendrait à elle seule notre attention. Un retour du soi éloigné de ce toujours plus vite, du réactif. Sur le siège d'en face, un homme pianote sur ses deux portables, comme l'autre jour rue des Marronniers, l'homme sur son Tinder. 
 
Je me prends à rêver à ce chemin faisant, à goûter aux métamorphoses des paysages derrière la vitre, à ces printemps chromatiques. A cette voyageuse qui préserve son voyage, parce qu elle ne se déplace  pas : elle voyage. 
Je pense à l'idée d'être en possession immédiate de ce que nous désiron, à celle qui retire le chemin et le temps de le parcourir. Je pense à la connaissance devenue téléchargeable. Aux algorithmes, au temps social redéfini. Quelques posts sur des réseaux sociaux, un  "buzz" remarqué et transformé en info. Un résumé qui remplacerait un vrai travail journalistique ? Chaque jour notre actualité et notre histoire sont réécrites. Des fake news ignorant tout  d’un travail journalistique, scientifique, politique ou autre. 
A ces posts succède ce, J'existe, écrit en lettre majuscule, des scènettes exhibées chaque jour, ou chaque minute. L’impression de connaître jusqu’au plus petits recoins d’une intimité. A l'ère de l'ultra communication, les amateurs de littérature que nous sommes assumons préférer l'ère du mystère. Et de son intimité. Le temps de lire, d’écouter, de sentir, le temps des commencements qui durent et se réinventent, le temps des ravissements et des engagements, le temps des choix, le temps du regard et du rêve.
A un certain milieu artistique et littéraire composant avec ses faux rebelles speedes ou destroy, à son diable au corps qui fait toujours recette, flirtant avec la circonstance ou l'actualité, à sa déprime qu'on fait rimer avec intelligence, les lecteurs que nous sommes répondent par un doigt d'honneur. Ils font leurs choix. Peut-être bien ceux d'un bonheur moins soumis aux diktats d'un toujours plus vite, toujours plus trash, toujours plus aigri.
 
Le jour se serre contre l'horizon, entre chien et loup. Je pense au poème visionnaire de Rimbaud évoquant cette cinquième saison chère aux psychanalystes et à Pascal Quignard. Je pense à cette nouvelle temporalité qui redéfinit nos existences. Une hypothèse qui continuera à se cogner à la nécessité du temps de la pensée. Qui au contraire de la détourner d'un temps contemporain et de sa réalite,  continuera à le penser. A construire cette pensée,  l'essentiel, la singularité, le libre arbitre, l'esprit critique, le refus des extrémismes, des ignorances. La dissidence aujourd'hui est ce refus de la conformité. Refus encore du toujours plus vite, toujours plus connectés, toujours plus remplaçables, toujours plus individualistes mais de cet individualisme de horde, car toujours l'homme cherche sa meute. Do disturb..
 
Me revient le rêve que j'ai fait. Le rêve d'un autre temps. D'un instant suspendu. Rendez-vous de l'autre côté.
Nelly B
 
 
De Wells à Rimbaud, De Proust à Beckett, de Sutter à Quignard, Degroote .., 
 
 
TOUJOURS PLUS VITE

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DO DISTURB!

Publié le par atelier-caractere

DERNIER JOUR DU FESTIVAL DE PERFORMANCES DO DISTURB! 

Au Palais de Tokyo à Paris ce Dimanche 8 avril 

 

https://vimeo.com/90776195

https://m.youtube.com/watch?v=B2KAyb7r-UE

DO DISTURB!
DO DISTURB!

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ZWEIG, LE CHASSEUR D'AME

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CITY MOVIE - ECRIRE LA VILLE, mai, juin 2018

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CITY MOVIE, ECRIRE LA VILLE

L’exotisme est un vice, parce que c’est une manière d’oublier le but véritable de toute recherche, la conscience. Jean-Marie Le Clezio, Le Livre des fuites

Je loue une chambre, sur la petite place de La Garde-Freinet. C'est là, à la terrasse du café-restaurant, à l'ombre, que j'ai commencé mon premier roman, un après-midi. Patrick Modiano, Un pedigree

Qui pourrait déchiffrer l’essence et l’empreinte spéciale d’une âme d’artiste ? Comment analyser le profond amalgame du double instinct de discipline et de licence dont sa vocation se compose !  Thomas Mann, Mort à Venise
 

Ecrire des scènes de vie, les photographier, se laisser aller à rêver, à observer la ville, à en saisir le mouvement, cet atelier nomade nous conduira
au plus intime d'elle.

Atelier d'écriture prévu en mai

Pour tout renseignement : atelier-caractere@orange.fr

CITY MOVIE - ECRIRE LA VILLE, mai, juin 2018CITY MOVIE - ECRIRE LA VILLE, mai, juin 2018CITY MOVIE - ECRIRE LA VILLE, mai, juin 2018
CITY MOVIE - ECRIRE LA VILLE, mai, juin 2018CITY MOVIE - ECRIRE LA VILLE, mai, juin 2018
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CAVALES LITTERAIRES

Publié le par atelier-caractere

A toutes les amatrices et amateurs de mots,
passionnées de littérature, d'écriture, d'esprit,

au plaisir de vous rencontrer,
d'échanger et de partager vos textes sur ce blog ou ailleurs
mais aussi vos critiques de romans, d'essais, de pièces,
vos découvertes ou interviews d'auteurs,
vos billets littéraires, culturels ou vos billets d'humeur,
vos coups de plume ou de coeur....

 

Il y a tant à écrire..

 

atelier-caractere@orange.fr

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ATELIER ECRITURE PARIS, Samedi 7 avril

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A PARIS EN AVRIL
SAMEDI 7 avril    de 14h à 17h

Ces ateliers fonctionnent d'après consignes autour de temps d'écriture et de lecture et sont ouverts à tous, débutants comme initiés. Ils se déroulent à Paris, dans le cadre d'un atelier d'artiste dans le 14e.

Programme et brochure disponibles sur demande
Le groupe est composé de 7 à 10 participants, débutants comme initiés
Pour tout renseignement, contact : atelier-caractere@orange.fr

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BILLET CULTUREL : FACEBOOK, TO BE OR NOT TO BE ?

Publié le par atelier-caractere

Comment les réseaux sociaux ont-ils redessiné les horizons de nos vies affectives et de notre intimité ?

La philia redéfinit ? Qu’est-ce que le lien à l’autre ?
Un accès à l’espace personnel d’un autre membre, une demande à être l’Ami, une acceptation  qui permet de voir tout ce qu’il écrit, et tout ce que les autres lui écrivent.. drunkenness or nightmare !?

Le temps “disponible” de cerveau est étudié pour attirer et passer le maximum de temps connecté. Malgré l’atout d’un outil de communication évident, la puissance infinie du réseau finit par inquiète, tout occupé qu’il est à dominer la culture, l’information, la vie privée.
J’ai choisi pour ma part le pas de côté.

Stupéfaite de l’état de soumission délibérée dans lequel tant d’hyper-connectés sont immergés, du récit toujours recommencé de leurs existences et de leurs pensées récompensées par des likes, coeurs qui fusent ou autres points d’exclamation, je m’interroge ; c’est donc ça l’échange promis par le Réseau, la récompense ? Le plus de lien avec famille ou amis, les gueules de bois aux mojitos, les hypertrophies du coeur, les articles inédits, mais l’inédit, ou pas, se rencontre-t-il indispensablement sur ces pages ou est-ce parce qu’un ami, un inconnu ou une ex le poste que l’on guette fébrilement l’information ?

Sans dénigrer ceux qui proposent des contenus rares et créatifs,  je m’interroge de nouveau, quelle est donc cette distraction titanesque qui pousse à ce tout premier geste matinal ou au dernier geste nocturne, comme si l'odeur des croissants pouvait attendre, comme s'il n'y avait personne à ses côtés, allumer son écran et faire défiler son mur, celui des amis chers ou très chers ?
Qu’arriverait-il si Facebook disparaissait, puisque le sujet est d’actualité après le scandale Canbridge Analytica, le mouvement deletefacebook prend de l’ampleur, on nous parle de ce double numérique possédant toutes les données que nous émettons..  Il y a peu, Sean Parker vidait son sac en critiquant vigoureusement le réseau social qu’il avait lui-même créé.
Culture de l’immédiateté et de l’intolérance à la frustration, quelles seraient les réactions des connectés arrivés en un lieu sans connexion, ou si par malheur venait à défaillir leur smartphone ? Fucking batterie, jodido Iphone, Deficiente Samsung ! .. complexes, raffinés et faciles à traduire.

 

Quitter Facebook, le dilemme existentiel ?

Qu’arriverait-il après ? Un chemin de traverse qui pousserait à ouvrir la porte d’une librairie, qui inviterait à un réveil plus sensuel que d’habitude, à une intimité qui remplacerait la multiplicité ? Plus de réunions autour de la machine à café virtuelle, plus de jeu social ou narcissique, de boosteur d’égo, de séductions à la dérobée, de journaux intimes publiques, plus de tétées compulsives, plus d’éternité numérique où laisser sa trace, être vu par. Les têtes à têtes seraient soudain préférés aux interactions médiatisées. Trop exigeants ?
Generation now, il ne s’agit pas de dénigrer certains des atouts de Dame connexion, il s’agit de la remettre à sa place.

L’idée me vient, d’un point de vue fantasmatique, une satisfaction plus intense via la virtualité annoncerait-elle un scénario visant à à en finir avec la complexité des sensations, des pensées, des émotions ? Fantasme ou réalité ? Même si la scène virtuelle est gratuite, admettons que cela ne change rien aux exigences du spectateur.

J’emprunte à quelques écrivains auxquels je me joins, quelques unes de leurs dissidentes pensées. “Les trois piliers de Facebook ? narcissisme, voyeurisme et exhibitionnisme” cite Adrien Goetz, “L’Illusion de communion superficielle“ dénonce Frédéric Beigbedeir et enfin dans son dernier roman, Nicolas Fargues s'exaspère autour de “l’indécence qu’il y a à se mettre en scène, à tenir au courant le monde entier qu’on vient d’aller pisser, à étaler des goûts artistiques faussement audacieux”.

Non je ne suis pas dans la complainte facebookienne car j’en suis, enfin, professionnellement et, à distance. J’ose encore croire que la culture n’a pas évacué l’enchantement du monde au nom de la virtualisation, j’ose encore croire qu’un sourire peut prendre une autre forme que celle d’un smiley multivoque.
Non, l’altérité et sa part d’imprévisibilité et d'étonnement, je ne les ai jamais trouvé là. Quand je me mets à ma fenêtre ou que je sors dans la rue, c’est pour suivre du regard cette part de réel qu’il m’est donné de vivre. L’humanité concrète, saisie dans son instant ou son éternité, une conversation avec elle, avec la vie des gens, avec des êtres animés qui vivent là, partout ou tout près de moi. Loin de tout empire collectif virtuel ou d'un bavardage porté sur lui-même.
C’est ma distraction à moi. Ce Nous là.

Nelly B.

 

BILLET CULTUREL : FACEBOOK, TO BE OR NOT TO BE ?

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