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MOBY DICK, CONCERT FICTION

Publié le par atelier-caractere

À ses lecteurs de découvrir que l'érudition peut être palpitante, et le souffle épique porteur d'une pensée profonde. Pour cette adaptation radiophonique, j'ai privilégié les scènes les plus conflictuelles et d'autres plus propices à la rêverie. Melville est un des grands — peut-être le plus grand — des romantiques américains, et le XIXe siècle nous a appris que la rêverie est indissociable de la pulsion de vie. Les quinze scènes que j'ai adaptées et traduites de l'original forment à mes yeux le noyau tragique et onirique du roman.

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ATELIERS ECRITURE ON LINE

Publié le par atelier-caractere

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RIVES et DERIVES

Publié le par atelier-caractere

   Chères, chers écrivains, n’allez plus jeter en pâture vos romans sur des plateaux où racolage télévisuel et sarcasme sont de mèche. Vous valez mieux qu’un Yann Moix chroniqueur dont le fiel n’a d’égal que l’égocentrisme. Je me souviens du triste spectacle de cette surenchère avec Camille Laurens où nos chroniqueurs sur le qui-vive attendaient nerveux, la seconde où ils se jèteraient sur notre libre écrivain qui venait là présenter son roman Celle que vous croyez, puis le défendre. Parce que l’expression face à un parterre hargneux, prend ici tristement tout son sens. Pas désabusée, lucide. Il y eut Sandrine Rousseau, Onfray, puis d’autres. Il est plus difficile Mr Moix de faire son sarcastique aujourd’hui que vous êtes l’invité ?
Vous n’êtes pas le seul à avoir l’égo fragile et tranchant, la télévision pourrait être un lieu d’apprentissage du monde, je la connais pour y avoir travailler longtemps, elle est devenue un lieu de divertissement où l'on croise dandys anars et politiques recyclés. C’est qu’en cette époque tribale nos animateurs la jouent “tactiques“ pour être sous les feux des projecteurs (et y rester). Pour cela, il leur faut créer l’émotion, choisir le mot chargé, s’adonner au jeu associatif,  les nazis n’aimaient-ils pas Nietzsche ? Ce même Nietzsche qui s’en prenait aux dictateurs et aux antisémites, mais tout est permis... Tout argument avancé par notre invité sera ouvert à cette extension, quand ce n’est au détournement de sujet ou à des statistiques fantasques.

Alors oui, je célèbre ces quelques heures passés avec d'autres à une rencontre littéraire dans un café barcelonais ou parisien, ces quelques heures à écouter une émission de radio, ou les invités d’une Grande librairie. Notre LGL n’a pas le chien qu’avait Apostrophe mais elle a le mérite d’exister. Il est de bon ton de critiquer tout ce qui peut élever l’âme, l’envieux toujours... Ce qu’il y aurait peut-être à regretter à la LGL, c’est de ne pas découvrir plus de nouvelles plumes, qui plus est féminine, les grandes absentes, (à découvrir l'émission sur France Culture sur le sujet suite à la remise de nos tant aimés prix littéraires) même s’il faut reconnaitre à Busnel son attention à présenter au  côté d’ un auteur renommé, un autre qui l’est moins . Régalons nous des postcasts de France culture, et redemandons-en. Redécouvrir ou découvrir, explorer, Le temps des écrivains, A voix nue, La compagnie des auteurs, Une vie une oeuvre...

Il est l’heure de m’assoir à ma table d’écriture. Un cortado au milieu des hélicoptères qui tournoient depuis une semaine dans le ciel catalan, les sirènes, les incompréhensions. Je regarde en boucle sur un écran les images d’une Barcelone où je me trouve, les avenues qu’on brûle. L’extravertie et la pudique, la tranquille et l’avant-gardiste Barcelone a la mine triste. Je me souviens de cette “revolución de las sonrisas“, cette révolution des sourires,  festive et pacifique d'il y a quelques années et qui aujourd’hui regarde pousser la violence sous le pavé. Des applications cryptées sont inventées qui sous couvert de ralliement séparent un peu plus, l’incommunicabilité, la radicalisation est en marche. Au-delà de ces rues, elle nous parle de plus de frontières, de moins de solidarité, les amuse-gueules télévisés ont pris la place des débats d’idées, de la parole non pas donnée mais prise par ceux qui alertent, défendent, rappellent, dénoncent, pressentent. Nos écrivains ont la gueule de bois. Mais ils n’ont pas quitté la scène pour autant. Une rentrée qui en témoigne avec les romans, Les testaments, de Margaret Atwood, Les choses humaines de Karine Tuil, Amazonia de Patrick Deville, La panthère des neiges, Sylvain Tesson, La mer à l’envers de Marie Darrieussecq, Souvenirs de l’avenir de Siri Hustvedt, Ici n’est plus ici de Tommy Orange et tant d’autres. La bêtise ne peut être clonable indéfiniment.   n.b.

 

RIVES et DERIVES

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TALLER DE ESCRITURA EN BARCELONA, SABADO 26 DE OCTOBRE

Publié le par atelier-caractere

TALLER DE ESCRITURA CREATIVA EN GRACIA, BARCELONA
ATELIER ECRITURE A BARCELONE


Juntaros a nosotros el
sabado 26 de septiembre
de las 17 a las 19h

Estos talleres existen desde hace años y se proponen en Barcelona y periodicamente en Paris.
Un tiempo para uno mismo y para conocerse, la mezcla de culturas, francofonos bienvenidos, el acercamiento de autores, la adquisición de técnicas básicas, el ambiente cálido ...

Confirmar la reserva desde este dia y lo mas rapidamente posible !

Para información y contacto : atelier-caractere@hotmail.com

TALLER DE ESCRITURA EN BARCELONA, SABADO 26 DE OCTOBRE

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DE LA NOUVELLE AU ROMAN, DIMANCHE 13 OCTOBRE A PARIS

Publié le par atelier-caractere

Comprendre ce qu’il y a d’universel dans le récit singulier de chacun, explorer les vies plurielles à différentes époques, débuter une nouvelle par un Soudain, un chapitre par un Pourtant, à mots rares ou à mots justes... 

S’il y a de la place pour 7 demain à l’atelier, autour de ce temps d’ecriture à soi, il y en a pour huit ou plus..

 

contact : atelier-caractere@orange.fr

DE LA NOUVELLE AU ROMAN, DIMANCHE 13 OCTOBRE A PARIS

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VOS MICRO-NOUVELLES, HORIZON(S)

Publié le par atelier-caractere

Avec mes remerciements et mes meilleurs souvenirs. N

Là-bas, c’est une presqu’île, une presque terre, nous avions débarqué un dimanche matin. Les gens de là-bas étaient renfrognés, méfiants. Il ne répondait pas à nos questions qu’en hochant la tête. Il parlait un curieux patois et baissait la voix dès qu’on approchait. Toi tu n’en étais pas perturbé. Lorsque je t’en parlais, tu écarquillais les yeux, médusés, ne sachant trop quoi en dire. Nous avions loué cette maison surplombant la mer. Nos silences stellaires ornaient nos vies. Je me souviens tu te tenais si près de cette baie vitrée. J’ai su que tu allais t’envoler. Bientôt. Ton horizon était cette ligne au loin qui confondait ciel et mer. Je te regardais. Tu buvais ton thé et tu as souri.
Jean-Eric 

Encore l’horizon, où que l’on aille c’est toujours la même chose, une ligne au loin. Elle avait ouvert les rideaux électriques avec une joie enfantine. C’était il y a bien longtemps. Juste avant que je devienne vieux. Je me souviens de cette douleur lancinante. Mon dos avait cette propension à venir me rappeler cet âge qui ne faisait que s’accroître.
Avant j’aimais danser, c’était il y a longtemps, je ne sais pas comment j’ai perdu ça. Le mouvement, on l’a ou on l’a pas, mais qu’on a l’a plus c’est encore pire. C’est comme avoir perdu son ombre. Qui saurait la retrouver ? Cette joie.
J’avais eu beaucoup de joie. Dans cette maison. Au bord de la mer. Trois jours suspendus au temps qui défile. Un pied de nez à Chronos.
Nous avons écrit. La vie. Toute une vie. Au son des vagues.
À travers cette grande baie vitrée la vie était un tableau. Baignées dans le bleu sirupeux, nos âmes lisaient un livre. Le froissement d’une page qui se tourne est quelque chose de précieux, il nous indique des réalités bien mystérieuses.
Jean-Eric 

 


L’horizon n’est pas loin. Il se dissimule entre la brume et les reflets de l’eau. C’est un tracé bleu gris qui vibre comme une corde de guitare. Il disparait derrière les voiliers traçant leur chemin dans l’écume.
À l’aide d’une paire de jumelles, il fait la mise au point. Aux curieux qui passent au loin, il ne montre de son visage que deux cercles noirs posés sur un nez contracté et une bouche étirée sous une barbe drue et dévorante. Une fine cigarette Vogue tient en équilibre entre ses lèvres. Elle avait oublié un demi-paquet sur le rebord de la cheminée et une écharpe beige en acrylique. Elle était partie après le coup de fil de son journal. Un bateau avait été retrouvé échoué derrière la corniche à un endroit où personne ne vient plus pêcher de poissons depuis longtemps. Lui l’avait regardé refaire son sac, deux t-shirts et un pantalon pliés à la va-vite, et le mouvement de sa robe sur ses hanches, une danse des sept voiles pour un enfer oublié et un paradis promis.
Sans lâcher les jumelles, il cherche à tâtons sur la table de quoi retenir les perles de sueur qui s’apprêtent à couler dans ses yeux. À moins qu’il ne tente de retenir ses larmes. Son frère était parti la veille au soleil couchant, accompagné d’une troupe d’amis et de sa guitare, boire à la vie et appeler le chant des sirènes, sur le bateau de pêche de ce copain d’enfance qui fêtait chaque année son anniversaire en plein été au pays. Il était loin le temps où lui promenait son insouciance entre les rochers au pied de la maison, il était loin le temps où les rideaux cachaient des yeux des baigneurs sa fougue et l’envolée de ses mains sur le piano.
Le feu de la cigarette commence à lui piquer le visage. Son téléphone vibre. Il relâche les jumelles et les cendres tombent sur le rebord de la table. Un soupir silencieux sort de sa bouche. Une photo s’étale sur l’écran. Le même horizon capturé depuis une grotte et quatre mots : « je suis en vie ». Judith

 

et d'autres à venir

VOS MICRO-NOUVELLES, HORIZON(S)

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