PINOCCHIO, UN CONTE PHILOSOPHIQUE

Publié le par atelier-caractere

C’est Pinocchio qui ce matin-là s’éveilla à la vie. Enfant de bois, il était. La fée qui était repartie aussitôt en étoile, l’avait laissé à son désarroi.

Voir, entendre, sentir n’était pas chose facile à appréhender. Sur son bois tout dur des sensations, envie de se gratter.

Mains, pieds, nez, tête tout ce langage était dans sa conscience en interrogation attentive.

Conscience, mot sublime difficile à appréhender, mains qui bougent comme un oiseau indépendant de son corps. Pieds éloignés trop grand, jambes articulation, grincement.

Dehors, la nuit, lune, un pas, un deuxième, sentier, odeur de romarin, aimer.

Marcher, Marcher.

Entendre

Hiboux, fourrés qui frémissent, son du mystère qui s’épaissit.

Voir

Lapin qui s’enfuit au loin. Étoiles, scintillement.

Enivré.

Cœur pas de battement.

Mais pourtant cœur.

Une jambe légèrement plus longue que l’autre, balancement marrant.

Arbre

Wahooo !

Congénère, enlacer, parler avec lui, il est vieux très vieux.

Histoire comme un fleuve vers le grand océan.

Océan voir, marcher jusqu’à…

Sourire comme une baleine des grands fonds, courir, air glissant sur le visage.

Souvenir,

Papa qui me fabrique,

Aime.

Courir, courir, sentier, route village, humain, étrange, voiture, bruit, fatigue, feuillage, lit.

Nuit, étoile de fée, constellation rêve.

Souhait devenir un vrai arbre.

Se lever, se réveiller, courir, la terre, le rêve de racine profonde, écouter la musique du temps.

L’océan c’est beau comme le son d’une vague.

Tête levée vers les étoiles bientôt le jour, la fée arrive belle, belle comme la photosynthèse, pieds dans la terre, racine qui pousse, pousse, bras, branche, jambes, tronc, feuilles, déploiement, nez, bouche, yeux, chatouille, grandir, grandir, grandir, soleil qui se lève.

Wahooo !

Texte Jean-Eric            Illustration Marina

PINOCCHIO, UN CONTE PHILOSOPHIQUE
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