LA LIBERTE, ATELIER ECRITURE A COMPIEGNE

Publié le par atelier-caractere

POLYPHONIE, TEXTES PARTICIPANTS
Septembre 2020

Toutes les couleurs sont bleues, émergées dans la solitude, les créatures, et les créateurs.

Première vague, deuxième vague. Troisième vague, j'avance.
La plage est vide, je replonge les yeux dans la mer calme.

Elle moutonne, elle s'agite cette mer, une légère nausée. Etre la première, la petite fille a peur de ne pas avoir sa part.

Je me suis coupé les cheveux très courts.

La corne de brume, les cloches de l'école. Les cris d'enfant, les vagues se font plus douces, je n'ai même pas peur.

Je creuse, je nage, je cours vers mon chat blanc et noir.  Toutes les maternités échouent sur le banc.

Je m'assois par terre dans une église.

Tout ce que j'attrapais je voulais le posséder.

Moi Marie je suis née d'une discorde.
Moi Pauline, je suis née de cette contradiction.
Moi Edmin je suis né de l'amour de mes parents qui n'a pas duré.
Moi Laura, je suis née de leur rencontre lors d'une manifestation à Bologne.
Moi Martine je suis née de la solitude de deux adultes.
Moi Sandra, je suis née d'une vague soixante huitarde

ça continue à monter, le lien est à ce prix.

Je hais les pertes, accueuillir, c'est grandir en liberté.

Moi, j'aime le calme après la tempête. Les sirènes ne m'emporteront pas au fond.

Le visage le plus mystérieux, le mien.

Je ne m'attache qu'aux plumes d'oiseau. Au fait c'est quoi le pire ?

J'ai fait de mon mieux, il me reste 1512 minutes, 90000 secondes à vivre

Je m'accroche à la baignoire, comme un petit vieux. J'égrène les instants, la liberté encore d'aimer.

Les pierres précieuses sous la mer qui se retirent. Dormir libre à la belle étoile en défiant la mort.

Roselyne me montre les photos sur l'album. Les filles grandissent et s'affranchissent. C'est ma dernière fois sur cette plage.

 

 

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