CHRONIQUEURS ET LITTERATURE ?

Publié le par atelier-caractere

 

Talk show : Une, des émissions télévision où l’on jète en pâture la dignité des uns, la colère ou la cruauté des autres, ce soir là, l’on évoquait le mot Discours envers le témoignage d’une femme immensément courageuse, venue dénoncer une agression.

Non, nous n’attendons pas de la part d’auteurs des définitions aussi basses ni un lynchage en public, non la littérature ne peut s’octroyer le monopole de la vérité ou de la sensibilité. Non l’imposture médiatique ne peut exister sans qu’elle soit dénoncée.
Chaque mot, chaque expression est une LIBERTE. Il n’y a pas une seule manière de traiter d’un violence ou d’une histoire. La littérature n’est pas un discours mais elle ne peut non plus s’ériger en souveraine. Ce n’est pas une mondaine.


De quel droit des écrivains, chroniqueurs improvisés, ils étaient deux ce soir là sur un plateau de France 3 un 30 septembre (On est pas couché), décident qu’un auteur est ou pas un écrivain ? De quel droit son témoignage d'un viol est qualifié de discours ?  Un discours. De quel droit un auteur en situation de pouvoir sur un plateau intime-t-elle à une autre de se taire, prétendant au monopole de la douleur quand cette femme venue témoigner évoque avec dignité et courage l’action qu’elle mène, un livre entre autres, des cellules de lutte contre la violence. De quel droit un autre auteur demande :  «s’il était sérieux de tenir sur le propos de telles agressions plutôt des discours ou de livrer plutôt une parole ?». Ce soir là ne fut pas une orchestration de platitudes propre aux talk show, il fut l’expression de l’obscénité.

Il est temps que les médias se fassent les passeurs d’une intelligence plutôt que d’un audimat, d’une solidarité plutôt que d’une bestialité, d’une hauteur d’âme plutôt que d’un sarcasme. D’une empathie plutôt que d’un narcissisme. Il est grand temps. N.B
 

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